Par Adam Belghiti Alaoui
En tant que candidat et au cours d’une carrière, être porteur d’un trouble DYS peut induire des difficultés en termes de langage (oral et écrit), de coordination et d’attention qu’il s’agit d’adresser pour limiter leur impact sur vos transitions professionnelles. Voici les conseils de Sabrina Menasria, spécialiste de la neuroatypie et fondatrice de Singularity Talent, et auteure de "Intenses : les sept clefs de la réalisation de soi" (Singularity).
« J’ai créé ma structure d’accompagnement sur un constat : les personnes neuroatypiques sont des profils aux capacités et aptitudes nécessaires aux entreprises, mais qui peuvent être en souffrance parce qu’on ne parvient pas à mettre en avant leur talent, souvent caché, explique Sabrina Menasria, elle-même diagnostiquée haut potentiel intellectuel (HPI) et conférencière et formatrice sur la neurodiversité. Quelle que soit leur condition, les neuroatypiques rencontrent des difficultés, car leur mode de fonctionnement est très éloigné de la norme. » Pour qualifier ces profils bien particuliers et dédramatiser leur différence, la spécialiste privilégie d’ailleurs souvent le terme et l’idée de singularité. « Selon une estimation, 20 % de la population est porteuse d’une neuroatypie, et 80 % de ces personnes ne se savent pas concernées, ajoute la fondatrice de Singularity Talent. En tant que porteur d’une condition cognitive, il faut adresser ces différences et sa zone de talent pour tirer le meilleur de soi et ne pas se pénaliser dans ses démarches. Je préfère d’ailleurs privilégier le terme de condition à celui de trouble, parce que c’est moins pathologisant.

